Chaouki Cherih au séminaire « Les partis politiques musulmans : un vecteur de sécularisation ? »
Présentation
"De nombreuses questions politiques ont fait l'objet de vifs débats au cours des années 1920 en Tunisie, de la loi Morinaud de 1923 relative à la possibilité pour les Tunisiens de demander la naturalisation, à l'émergence de mouvements ouvriers et de revendications au profit des femmes tunisiennes. Au fil de ces polémiques, la référence au religieux s'avéra incontournable dans le contexte du soutien ou de la résistance aux mesures prises par le protectorat français. Ainsi, les modalités de la référence à l'islam variaient d'une figure à l'autre, ou chez une même personne selon les enjeux du moment. L'une de ses figures, al-Ṭāhir al-Ḥaddād (m. 1935), contribua à des degrés différents aux polémiques autour de ces questions et de leur statut en islam. La séparation de ce qui relevait du profane et de ce qui relevait du sacré constituait le cœur des débats d'alors. Des hommes et des femmes, de confession musulmane ou non, de formation profane, religieuse ou mixte, y apportèrent des réponses diverses durant cette décennie en Tunisie."