Martine Sevegrand – « Évêques et prêtres français face au célibat (1945-2025) »
Martine Sevegrand a publié son nouvel ouvrage le 26 mai 2026 aux éditions
Karthala. Intitulé
Évêques et prêtres français face au célibat (1945-2025), il fait partie de la collection "Sens & conscience" de l'éditeur.
Présentation
"Dans cet ouvrage, Martine Sevegrand mène une enquête à propos des prêtres séculiers qui quittèrent le sacerdoce ou furent exclus pour s’être mariés ou avoir abandonné leur poste. Ceux qu’on appela longtemps des « défroqués » furent peu compris par l’opinion, par les patrons quand ils cherchaient du travail, en butte à la méfiance de leurs confrères et de leurs « fidèles ». L’auteur remonte en 1945, à une époque où leur histoire est encore quasi-ment secrète et où quelques chercheurs seulement, comme le chanoine Boulard, se penchent sur leur sort et leur misère.
Grâce au Concile puis à Mai 1968, quelques dizaines d’audacieux, comme Robert Davezies, Jo Canal et des petits vicaires principalement parisiens accu-sèrent leurs évêques : ils ne pouvaient pas aimer une femme, n’étaient pas libres de leurs paroles, ni d’avoir des convictions politiques. Ils accusèrent les évêques comme on accuse des patrons et, de fait, ceux-ci se conduisaient comme des patrons, expulsions comprises. Ce fut l’origine de la création d’Échanges et Dialogue, un mouvement qui effraya les évêques par l’esprit révolutionnaire de ses leaders.
Certains prêtres, malades, durent recourir à des « psy » comme Marc Oraison ou Louis Beirnaert ; tous surent que de grands théologiens pro-posaient des solutions pour concilier évêques et prêtres. Les plus connus en France furent surtout les dominicains Edward Schillebeeckx, Christian Duquoc et Hervé Legrand, et le jésuite Joseph Moingt. En vain.
Une des grandes découvertes de l’auteur porte sur la soumission au pape de la plupart des évêques français, mis à part une quinzaine d’entre eux qui, pour la plupart, ne donnèrent leur avis que discrètement ; seuls cinq d’entre eux s’exprimèrent publiquement. Tous les cardinaux furent fidèles à Paul VI. À l’Assemblée plénière de Lourdes de novembre 1976, Mgr Etchegaray inter-dit même, au nom du pape, tout vote sur le célibat sacerdotal. Comme on le sait, le cardinal Etchegaray fit ensuite une belle carrière à Rome avec Jean-Paul II. L’affaire est désormais entre les mains de Léon XIV."
Page de l'ouvrage :
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